L’Institut Mutualiste Montsouris et l’Institut Curie expliquent l’asthme

asthme

L’asthme en bref

L’asthme vient du mot clé ásthma qui signifie « respirer difficilement » ce qui est logique car il provoque une inflammation chronique des voies respiratoires ce qui les rend étroites et il est plus difficile de respirer à travers elles.

Des crises d’asthme peuvent se déclencher par quelque chose dans l’environnement par divers facteurs que nous aborderons un peu plus tard. La maladie de l’asthme entraîne les cellules immunitaires à causer une inflammation ce qui peut rendre les voies respiratoires encore plus étroites et mettre potentiellement la vie du patient en danger, explique l’Institut Mutualiste Montsouris.

Que se passe-t-il à l’intérieur des poumons ?

Voies_aeriennes_Si nous regardons les poumons, vous avez la trachée qui se ramifie en branches de droite et gauche et continue à se ramifier en millions de bronchioles. Dans ces dernières vous avez la lumière et la muqueuse composée d’un revêtement inférieur faîte de cellules ainsi que la lamina propria et la sous-muqueuse.

C’est là que se trouve ce que l’on appelle le muscle lisse, qui intervient dans le processus des crises d’asthme et de leurs soins.
Dans l’asthme expliqué par l’Institut Mutualiste Montsouris, il existe typiquement un bon nombre d’éosinophile juste au-dessous de l’épithélium dans la lamina propria. Les éosinophiles sont des globules blancs qui contiennent des granules plein de produits tels que l’histamine, les leucotriènes, les prostaglandines ou encore le facteur d’activation plaquettaire.

Lorsque ces éosinophiles sentent un déclencheur environnemental comme la fumée de cigarettes (comme dans différents types de pathologies pulmonaires présentées par l’Institut Mutualiste Montsouris et l’Institut Curie) dans les voies respiratoires, ils peuvent libérer leurs granules laissant les médiateurs chimiques déborder et commencer à dégrader des lipides, protéines et acides nucléiques en détruisant littéralement les différents composants de la cellule.

Cela crée une forte réaction inflammatoire dans les parois de bronchioles et provoque deux changements que nous allons évoquer ci-dessous :

Les deux changements provoqués expliqués par l’Institut Mutualiste Montsouris

Le muscle lisse retour de la bronchiole commence à effectuer des spasmes à répétition ce qui rétrécit les voies respiratoires.

Deuxièmement, il y a une augmentation de la sécrétion du mucus dans ces voies et réduisant encore plus les voies respiratoires.

Quand ces deux changements sont combinés, il devient difficile de respirer et c’est pour cette raison que l’asthme est considéré comme une maladie pulmonaire obstructive.

Au début, ces changements inflammatoires semblent totalement réversibles mais au fil des années, des changements irréversibles commencent à avoir lieu : l’œdème et la cicatrisation de la fibrose conduisent à un épaississement de la membrane basale ce qui réduit d’une façon permanente le diamètre des voies aériennes, indique l‘Institut Mutualiste Montsouris.

Le rôle des différentes cellules

Il varie d’un individu à l’autre. Un fort nombre conduit à une inflammation en réponse à un déclencheur externe. Ainsi, les cellules T Auxiliaires type 2 ou TH2 sont les principales impliquées dans l’asthme ainsi que la dermatite atopique et la rhinite allergique. Ces trois pathologies respiratoires évoquées par l’Institut Mutualiste Montsouris sont regroupées sous l’appellation « Triade atopique ».

Ces cellules TH2 libèrent des citokynes afin de communiquer avec les autres cellules. L’une de ces citokynes est l’Interleukine 5 qui attire et active les éosinophiles. Il s’avère que le blocage de l’interleukine 5 pourrait aider certains patients souffrant d’asthme.

D’autre part, il existe certains patients avec des faibles niveaux de TH2 mais des niveaux élevés d’autres types de cellules immunitaires, appelées les neutrophiles, précise l’Institut Mutualiste Montsouris. Il s’agit de cellules phagocytaires hautement inflammatoires qui engloutissent les cellules infectées et font intervenir une autre Interleukine 8 libérée par les neutrophiles et semble jouer un rôle important dans la maladie de l’asthme.

Les patients atteints de la maladie dermatose Neutrophilique semblent avoir une forme plus grave que ceux atteints via le mécanisme des TH2/éosinophiles.

Les causes spécifiques de l’asthme encore difficiles à expliquer

Bien qu’elles soient finalement inconnues, il est pensé que cela est probablement causé par une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux étant donné que certaines gênes identifiés participent à augmenter le risque de développer l’asthme. En d’autres termes, avoir des antécédents familiaux d’asthme semble augmenter aussi le risque. En général, l’asthme identifié chez l’enfant de moins de 12 ans est considéré d’origine génétique.

Pour les facteurs environnementaux, il y a l’hypothèse de l’hygiène qui suppose que la réduction de l’exposition du système immunitaire aux virus et aux bactéries peut en fait augmenter le risque de développer l’asthme plus tard probablement en modifiant la proportion de cellules immunitaires. L’asthme d’apparition tardive est plus susceptible d’être en grande partie dû à des facteurs environnementaux.

pollutionLes substances déclenchant l’asthme peuvent varier d’une substance à une autre mais les plus courantes sont la pollution de l’air (fumées de cigarettes, pots d’échappements de voitures…) ainsi que les allergènes comme la poussière, les poils des animaux, les moisissures ou encore les médicaments comme l’aspirine et les bétabloquants également connus pour déclencher des symptômes chez certains patients souffrant d’asthme, rappelle l’Institut Mutualiste Montsouris.

Comment identifier l’asthme ?

En cas de difficultés respiratoires inexpliquées, il est toujours vivement préconisé de consulter, rappellent l’Institut Mutualiste Montsouris et l’Institut Curie. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons créé l’Institut du Thorax : les affections pulmonaires étant nombreuses, il peut s’agir d’asthme comme il peut s’agir d’une autre pathologie du poumon.

C’est d’abord le médecin généraliste traitant qui établit le diagnostic de l’asthme. Pour ce faire, un premier bilan médical est effectué . Celui-ci s’entame sur un interrogatoire minutieux sur :

  • les signes ressentis au cours des crises d’asthme ;
  • la fréquence et l’intensité des crises ;
  • les circonstances dans lesquelles ces crises se manifestent (à domicile, sur le lieu de travail, lors de pic de pollution, etc.) ;
  • la présence d’éventuelles autres pathologies respiratoires(rhinite, sinusite, etc.)
  • l’hygiène de vie (fumeur ou non ? vivant dans un environnement pollué ou exposé à des substances dangereuses pour les poumons?)

Un pneumologue peut effectuer des examens complémentaires, ou parfois un allergologue, notamment les épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR). Ce test respiratoire permet de mesurer le souffle et mieux analyser les problèmes respiratoires rencontrés par le patient.

Ces examens sont nécessaires pour confirmer le diagnostic de l’asthme. Ils sont aussi recommandés pour en suivre l’évolution et adapter le traitement.

Les symptômes de l’asthme

Ils comprennent bien évidemment la toux (comme chez beaucoup de maladies pulmonaires), la sensation d’une oppressions thoracique, la dyspnée ou difficulté à respirer, le wheezing qui est la respiration sifflante qui se produit généralement lors de l’expiration, de temps en temps dans les expectorations où l’on peut retrouver les spirales de Curschmann, des bouchons muqueux en forme de spirale et jetés par les bronchioles des patients, précise l‘Institut Mutualiste Montsouris.

Les bouchons muqueux peuvent être particulièrement dangereux car non seulement ils bloquent l’échange d’air mais également les médicaments inhalés lors des premiers signes de l’inflammation. Les muqueuses peuvent également contenir des cristaux de charcot-leyden qui sont en forme d’aiguille et sont formés par la décomposition des éosinophiles.

Classification de l’asthme

Sachez que l’asthme peut être classé en fonction de plusieurs critères comme la fréquence des symptômes (en particulier la nuit, le matin), le VEMS ou Volume Expiratoire Maximal en 1 seconde, le DEP (Débit Expiratoire de Pointe). Ces deux derniers acronymes mesurent le taux de l’obstruction dans les voies respiratoires. Enfin, un dernier critère pour classifier l’asthme est la fréquence de l’usage des médicaments inhalateurs pour aider à lutter contre les signes de l’asthme.
Du moins grave au plus grave, on classe les asthmes ainsi, indique l’Institut Mutualiste Montsouris :
Intermittent > Persistant léger > Persistant modéré et enfin l’asthme persistant sévère.

Comment se traite l’asthme?

Bien qu’il n’y ait pas de remède contre l’asthme, il existe fort heureusement des traitements disponibles qui peuvent aider à gérer les symptômes et empêcher l’apparition d’une crise d’asthme. Tout d’abord, les patients souffrant d’asthme devraient éviter tout contact avec les facteurs déclencheurs en passant l’aspirateur régulièrement, enlever les tapis et moquettes, changer souvent leurs draps et améliorer leurs conditions environnementales. Ce procédé passe, par exemple, par le séchage d’une chambre dans le cas de moisissures.

Il existe également un certain nombre de médicaments qui peuvent réduire les symptômes de l’asthme : les bronchodilatateurs tels que les agonistes bêta-adrénergiques de courte action et les anticholinergiques sont souvent administrés en tant qu’inhalateurs en urgence. Ces médicaments à action rapide provoquent le relâchement des muscle lisses dans les poumons ainsi que la dilatation des voies aériennes et aider ainsi le patient à mieux respirer.

Les patients ayant des formes plus sévères pourraient avoir besoin de traitements supplémentaires comme des doses quotidiennes de corticoïdes, des agonistes bêta-bloquants de longue durée ou les antagonistes des leucotriènes.
Dans des cas très sévères, on passe par les corticoïdes par voie intraveineuse, du sulfate de magnésium et l’oxygénothérapie qui pourraient être nécessaires.

L’asthme en chiffres-clés

Cette maladie pulmonaire (héréditaire ou non) touche environ 4 millions de personnes en France, et est responsable chaque année de près de 60 000 hospitalisations (notamment 38 000 chez les asthmatiques de plus de 15 ans) et presque 1 000 décès.

Un résumé rapide par l’Institut Mutualiste Montsouris

L’asthme se caractérise ainsi par une inflammation chronique dans les poumons ainsi que des exacerbations (crises) où certains déclencheurs démarrent plus l’inflammation. Ceci conduit les muscles lisses à se spasmer et produire du mucus, les deux rendant le processus de respiration parfois beaucoup plus difficile, conclut l‘Institut Mutualiste Montsouris.

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